COVID-19 au Nunavut : «une poudrière» pour la COVID-19 | Tabloïd
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COVID-19 au Nunavut : «une poudrière» pour la COVID-19

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La pandémie a fait son irruption au Nunavut, jusqu’alors épargné. Le manque de ressources en santé inquiète les habitants. Si le virus se propage, la situation pourrait être lourde de conséquences.

En 12 jours, le territoire est passé de 0 à 70 cas de COVID-19, répartis dans quelques communautés distantes de plusieurs centaines de kilomètres.

«Il y a un risque réel pour la population ici. C’est un petit peu une poudrière», s’inquiète le directeur général du Réseau Santé en français au Nunavut, Jérémie Roberge.

Des ressources en santé limitées

Sur ce territoire enclavé, il y a 300% de maladies pulmonaires de plus que dans le reste du Canada, explique le Québécois à la tête de l’organisme qui oriente les francophones dans leur parcours de santé.

«Et puis le Nunavut est un territoire qui est toujours aux prises avec la tuberculose, aussi une maladie pulmonaire», rappelle le professionnel de santé.

Les patients graves évacués

Avec un seul hôpital dans la province, à Iqaluit, la capitale, la prise en charge de patients dans un état grave poserait problème. Ceux-ci seraient évacués vers Ottawa, Winnipeg ou Edmonton.

Le gouvernement du Nunavut a donc imposé une quarantaine de deux semaines. Les commerces non essentiels et les écoles ont fermé leurs portes, au moins jusqu’au 2 décembre.

Files d’attentes dans les supermarchés

Le territoire a donc connu ses premières scènes de ruées sur les supermarchés, explique une journaliste francophone sur place, Gabrielle Poulin.

«Les épiceries étaient complètement débordées de personnes qui faisaient leurs courses de dernière minute», décrit la Québécoise qui travaille au Nunavoix.

«Il y avait une longue file d’attente au bureau de poste, puisque beaucoup dépendent de la poste pour se faire envoyer des produits qui ne sont pas accessibles dans les commerces locaux», explique-t-elle.

Le Nunavut avait été épargné par la COVID jusqu’au 2 novembre, notamment en raison d’une mesure phare : il faut observer une quarantaine de 14 jours dans un centre d’isolement avant de s’y rendre.