Ana Roy, l’illustratrice qui vous fait penser à votre santé mentale | Tabloïd
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Ana Roy, l’illustratrice qui vous fait penser à votre santé mentale

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Les dessins de l’illustratrice Anabel Jolin-Roy suscitent un engouement sans précédent depuis qu’elle utilise Instagram pour parler de troubles de santé mentale. On l’a rencontrée dans son atelier alors que les statistiques sur l’état de la santé mentale des jeunes ont de quoi faire peur.

C’est correct de ne pas bien aller, contrairement à ce que nous rappelle l’arc-en-ciel encore collé dans les fenêtres. Voilà le principal problème qu’il faut aborder quand on parle de santé mentale, selon l’illustratrice de 28 ans. 

«Je suis habituée au gros déni [par rapport à la santé mentale]. J’suis tellement tannée de ça», lance l’artiste qui souffre d’anxiété. Elle raconte avec ses dessins épurés les réalités qui entourent l’épuisement et l’anxiété, ce qui lui a attiré plus de 26 000 abonnés sur Instagram. 

Diplômée de l’UQAM en design graphique, elle s’est rendu compte de l’importance de la santé mentale à l’époque où elle terminait son baccalauréat. «Je frôlais l’épuisement, je pense que j’avais une mononucléose. J’étais super déprimée et je n’avais plus d’énergie», se souvient l’artiste qui n’avait surtout personne à qui en parler.

Ce passage éprouvant de sa vie, au terme duquel elle s’est résolue à prendre une pause, lui a ouvert les yeux. «On a tous déjà eu des mauvaises journées et on n’ose pas le dire à personne», déplore Anabel Roy. 

À son plus bas, elle a décidé d’en parler sur Instagram. «Je me disais que j’allais toucher une personne et que ça serait déjà bien, mais j’ai eu une grosse vague de gens qui vivaient la même chose», raconte l’illustratrice. 

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Cette relation, cette personne ❤️ #love #boundaries #meréparer

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Le confinement pour reprendre son souffle 

Anabel Roy a vu le confinement d’un bon œil, puisqu’il a influencé la manière dont sont perçus les troubles de santé mentale. «Que tout le monde soit forcé d’arrêter, ça nous a obligé à nous demander ce qu’on voulait vraiment faire de nos vies, à choisir ce qui nous fait du bien», explique-t-elle.

En soulevant les tabous autour de la santé mentale, l’illustratrice veut montrer «que c’est correct d’avoir des failles», chose que peu de gens de son âge osent s’avouer, selon elle. 

Les récentes statistiques au Québec révèlent qu’un jeune dans la vingtaine sur deux souffrirait de troubles de santé mentale en confinement. Dans ce contexte, Ana Roy encourage les gens à se recentrer sur eux et «à choisir où on met notre énergie».  

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