Grâce à la pandémie, les jeux vidéo «positifs» gagnent du terrain | Tabloïd
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Grâce à la pandémie, les jeux vidéo «positifs» gagnent du terrain

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Avec la pandémie, les jeux «positifs» et sans violence ont la cote. Pour preuve, l’entreprise montréalaise Thunder Lotus n’a jamais connu autant de succès que depuis la sortie de son nouveau jeu Spiritfarer, clairement inspiré de ce genre populaire.

«En quatre semaines, Spiritfarer avait déjà vendu autant de copies que nos deux derniers jeux combinés en avaient vendu en une année», explique Rodrigue Duperron, directeur marketing du studio de jeux vidéo Thunder Lotus. 

Le constat est frappant, mais pas inexplicable. Selon les membres du studio Thunder Lotus, les temps incertains que nous vivons incitent gamers et créateurs à jeter leur dévolu sur des jeux moins sombres, plus colorés, calmes et «rassurants». 

Le succès inattendu du dernier opus de la franchise Animal Crossing, qui a vendu 25 millions de copies depuis sa sortie en pleine pandémie, prouve que l’engouement pour les jeux «plus colorés, où on ne peut pas perdre la partie, où il n’y a pas de compétition» est au rendez-vous, selon Nicolas Guérin, directeur créatif chez Thunder Lotus. 

Avec son nombre de ventes record, Animal Crossing est devenue la deuxième franchise japonaise la plus populaire de l’histoire après Super Mario Bros.

Paru quelques jours après que plusieurs pays soient entrés en confinement, Animal Crossing : New Horizon est un succès planétaire.

«Ils sortent un nouveau Animal Crossing tous les cinq ou six ans, mais ça n’a jamais eu un tel succès», s’emballe Nicolas Guérin, selon qui des jeux plus légers, plus positifs ont le vent dans les voiles devant une actualité plus sombre où pandémie et changements climatiques font la une à tour de rôles. 

«Une grande quantité de joueurs en ont marre des jeux de zombie, d’horreur et de destruction de la dernière décennie», affirme M. Guérin. 

Un jeu pour affronter le deuil  

Inspiré par ce mouvement, les créateurs du studio Thunder Lotus ont publié cet été le jeu Spiritfarer, un jeu «cozy» où on incarne une passeuse d’âme dont la tâche est d’amener des esprits vers l’au-delà. 

Dans Spiritfarer, le joueur est aux commandes d'un navire sur lequel il doit bâtir la maison des esprits.

Thunder Lotus Studio

Dans Spiritfarer, le joueur est aux commandes d'un navire sur lequel il doit bâtir la maison des esprits.

Par un concours de circonstances, l’histoire de Spiritfarer aborde le deuil et les moyens de le surmonter, ce qui a eu un effet sur son succès selon ses créateurs. «Beaucoup de gens qui ont perdu des proches, un grand-parent pendant la pandémie, nous écrivent pour nous remercier d’avoir fait le jeu», raconte Nicolas Guérin, directeur créatif de Thunder Lotus. 

Par exemple, une joueuse qui était infirmière avait perdu la vocation de son métier, «mais le jeu lui a redonné le goût de travailler, et cette fois comme infirmière aux soins palliatifs», se réjouit-il.

Les gamers en ont assez des jeux de zombies et des thrillers d’horreur, «c’est une tendance, et j’espère qu’elle va s’installer pour de bon dans le panorama», affirme Nicolas Guérin.

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