Vélo d’hiver : voici quelques conseils | Tabloïd
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Vélo d’hiver : voici quelques conseils

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La pandémie a poussé plusieurs personnes à fuir les transports en commun et à adopter le vélo comme mode de déplacement, ou encore à se mettre à ce sport par pur désir de faire du plein air. Ceux qui pensent continuer cet hiver peuvent se rassurer : pas besoin d’investir une fortune ou d’être un pro pour faire du vélo hivernal.

La chargée de programme chez Vélo Québec Magali Bebronne pense que le débat «pour ou contre le vélo d’hiver» est révolu. «C’est une question qui ne se pose même plus. Maintenant, c’est plus : comment on en fait et comment on rend ça accessible au plus grand nombre de monde?», avance-t-elle. 

La spécialiste du vélo d’hiver assure qu’il est possible de s’initier en investissant un montant raisonnable.

Pour Magali Brebonne, chargée de programme chez Vélo Québec, il n'y a pas besoin de dépenser énormément d'argent pour se mettre au vélo l'hiver.

Alexis Magnaval

Pour Magali Brebonne, chargée de programme chez Vélo Québec, il n'y a pas besoin de dépenser énormément d'argent pour se mettre au vélo l'hiver.

Priorité aux pneus         

Il faut d’abord choisir un vélo auquel on ne tient pas trop, puisqu’avec le gel, le dégel et le sel qui est répandu sur les routes, l’hiver n’est pas tendre envers les bicyclettes.  

Il faut ensuite mettre des pneus adaptés à l’hiver – un peu comme sur une voiture – et bien graisser les pièces mobiles, comme la chaine et la roue libre située à l’arrière du vélo.  

On peut choisir des pneus à clous, qui adhèrent mieux à la glace, ou encore des pneus d'hiver non cloutés, qui sont moins chers. «Personnellement je mets un pneu à clou en hiver sur mon pneu avant et j’ai un pneu d’hiver en arrière», explique Magali Bebronne. 

Il est préférable d'utiliser un pneu à clou, surtout en avant du vélo puisque c'est la roue la plus sollicité pour la trajectoire.

Selon nos recherches, on peut trouver des pneus d'hiver réguliers coûtant entre 30$ et 45$ chacun, et des pneus à clous entre 80$ et 120$ chacun. Il faut aussi compter des frais d'installation d'une dizaine de dollars par pneus. 

Mme Bebronne estime les frais de maintenance et d'ajustement de début de saison à une centaine de dollars.

Une somme entre 250$ et 400$ taxes incluses pourrait ainsi vous permettre d'adapter votre vélo à l'hiver la première année. Le prix pourra varier selon les réparations à faire, le type de pneus que vous choisirez et vos habiletés à faire certaines améliorations vous-même.

Vélos alternatifs?   

Certains cyclistes d’hiver décident d’utiliser des vélos à une seule vitesse pour minimiser le risque de bris, ce qui peut être intéressant, selon Mme Bebronne. 

Elle dément toutefois le mythe voulant que les vélos de type «fat bike», avec de larges pneus, soient les mieux adaptés à l’hiver, en soulignant qu’ils sont plutôt destinés à une utilisation dans les montagnes. «C’est n’est pas nécessairement le vélo le plus adapté pour rouler en ville en hiver. Ça prend beaucoup d’énergie parce que c’est des pneus «balloune»», soutient-elle. 

La carte OPUS      

La plupart des essentiels pour le vélo d’hiver sont les mêmes que lors des autres saisons :        

  • Un feu blanc en avant et une lumière rouge en arrière pour être bien visible, surtout que les automobilistes s’attendent moins à voir des cyclistes l’hiver et qu’il fait plus sombre        
  • Un bon cadenas dont les pièces qui s’imbriquent ont été préalablement graissées        
  • Des garde-boues pour préserver ses vêtements des éclaboussures               

Un item de la liste de Mme Bebronne peut toutefois surprendre : un titre de transport en commun! 

«Le meilleur outil, c’est la carte OPUS. Parce que si on se ramasse avec un problème qu’on ne peut pas solutionner, on barre notre vélo et on repart en transport en commun», dit-elle. 

S'habiller en «pelure d'oignon»          

Mme Brebonne est convaincue que la plupart des gens ont le matériel nécessaire à la maison pour pédaler confortablement.

La clé selon Magali Brebonne, c'est de superposer les couches en fonction de la température, comme pour n'importe quel sport d'hiver.

«Si tu dois faire 15 minutes, tu peux t’habiller quasiment comme si tu marchais, tu vas être bien confortable. Si tu as plus de distance à faire, le piège c’est de trop s’habiller, d’avoir trop chaud et de transpirer énormément. Ce qu’on veut, c’est adopter une technique en pelure d'oignon», propose-t-elle.

Comme pour tous les sports d’hiver, on mise sur des vêtements en fibres synthétiques et on évite les fibres de coton qui absorbent la transpiration. On s’assure d’avoir de bonnes mitaines et des bottes chaudes, et on trouve une tuque mince qui glisse bien sous le casque.  

Il faut prévoir quelque chose pour couvrir ses jambes des éclaboussures et du vent froid, comme un pantalon en toile ou des jambières.  

Adapter son trajet        

Bien prévoir son trajet peut éviter un lot de mauvaises surprises. Magali Bebronne calcule en temps hivernal 50% plus de temps qu’à l’habitude pour se permettre d’arriver à l’heure tout en roulant de façon sécuritaire.  

Comme pour tous les sports d’hiver, on mise sur des vêtements en fibres synthétiques et on évite les fibres de coton qui absorbent la transpiration. On s’assure d’avoir de bonnes mitaines et des bottes chaudes, et on trouve une tuque mince qui glisse bien sous le casque.

Elle recommande surtout de choisir des pistes cyclables qui sont séparées de la route, comme celles sur les rues Rachel et Berri, sur le boulevard de Maisonneuve ou encore le Réseau express vélo sur la rue Saint-Denis. 

L’experte rappelle que certaines pistes cyclables vont disparaître cet hiver. Il faut donc rester à l’affût.   

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