Cœur de pirate reprend le contrôle avec une nouvelle chanson | Tabloïd
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Cœur de pirate reprend le contrôle avec une nouvelle chanson

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L’autrice-compositrice-interprète Béatrice Martin, alias Coeur de pirate, offre la chanson «T’es belle», une pièce qui évoque la pression incessante qui pèse sur les épaules des femmes du milieu artistique et qui veut redonner à celles-ci le pouvoir de prendre leurs propres décisions.

«Mon Dieu que je n’aurais pas eu le même traitement si j’avais été un gars, ça, c’est sûr», s’exclame la chanteuse qui explore dans cette nouvelle chanson le double standard homme/femme qui existe en musique.

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Le vidéoclip de la chanson «T’es belle», qui évoque de manière moderne plusieurs œuvres d’art historiques, a été réalisé par Béatrice; une première réalisation en carrière.
C’est avec cette chanson qu’elle revient vers son public après la tempête de l’été 2020 marqué par une vague de dénonciations d’agressions sexuelles et d’abus dans le milieu artistique. «Il n’y avait pas eu d’actions assez concrètes à mon goût», dit-elle en repensant aux derniers mois.

Sauver les meubles  

Le 13 août dernier, Cœur de pirate avait également annoncé sur ses réseaux sociaux qu’elle déposait une lettre d’intention afin de faire une offre pour l’achat de Dare to Care Records/Grosse Boîte, la maison de disques dans laquelle elle évolue depuis le début de sa carrière.

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Des témoignages d’employés et d’ex-employés avaient déferlé en juillet, concernant le président de la boîte, Éli Bissonnette qui, à la suite d’allégations d’inconduites sexuelles touchant l’un de ses protégés Bernard Adamus, avait vu certains de ses propres présumés comportements abusifs refaire surface. Devant cette situation de crise, Cœur de pirate tente sa chance à sa manière: «Il y a beaucoup de résilience au sein de ma maison de disques», dit-elle.

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«Les gens qui travaillent pour moi sont encore en place, ils travaillent toujours. On ne va pas les laisser au naufrage», défend Béatrice.

Une industrie à rebâtir  

«Je pense que le rôle des hommes, c’est d’écouter», lance d’emblée Cœur de pirate lorsqu’on aborde les différents climats toxiques qui habitent les scènes artistiques.
Pour elle, il est essentiel d’écouter toutes les dénonciations même quand elles concernent quelqu’un qu’on «croyait bon». 

«En tant que victime, j’ai beaucoup fait de réflexion là-dessus. Faut pas tout mettre dans le même lot, mais tout doit être écouté et tout doit être reconnu parce que c’est justement ça: on dénonce la culture qui était problématique et on peut changer ça aujourd’hui.»
 

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