«Ça fait apocalypse» : des Québécois en Californie inquiets des incendies | Tabloïd
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«Ça fait apocalypse» : des Québécois en Californie inquiets des incendies

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Des airs d’apocalypse ont embrasé le ciel de la côte ouest des États-Unis, où ont lieu des incendies records depuis un mois. Trois Québécois qui y vivent racontent les images de catastrophe auxquelles ils assistent. 

«Ça fait un peu apocalypse», raconte Chantale Routhier Bordonaro, entrepreneure dans l’organisation résidentielle et le déménagement. 

La résidente de San Francisco décrit qu’on ne voyait plus le fameux Golden Gate à cause du brouillard créé par les fumées.  

«On était sur Mars»   

«Les voitures qui sont à l’extérieur depuis quelques jours ont comme un genre de couche blanche qui ressemble un peu à de la neige. dit la Québécoise originaire de Beloeil. On a surnommé la journée d’hier (le 9 septembre), “la journée où le soleil n’est jamais sorti”. On était sur Mars.» 

Même à près de 800 km du principal foyer, Marc-Olivier Caron a assisté à «des couchers de soleil de feu, littéralement». 

«L’autre jour, on avait, une grosse boule rouge dans le ciel», décrit celui qui vit à La Jolla, au sud de la Californie. 

«Pire que sur les photos»   

«C’est pire que ce que nous voyons sur certaines photos, soutient Patrick Beaulieu, qui travaille dans l’industrie du jeu vidéo, à San Francisco. Ce qui est le plus surprenant, c’est que ça se produisait en milieu de journée.» 

Les foyers d'incendie s'étendent de l'État de Washington au nord, frontalier du Canada, jusqu'à San Diego, dans le sud de la Californie. 

Record historique   

Le feu a consumé plus de 10 000 km2, un record depuis que ces données sont relevées, en 1987. 

Au moins 15 personnes ont trouvé la mort, un bilan que les autorités s’attendent à revoir à la hausse lorsque les secours pourront accéder aux habitations ravagées. 

Le gouverneur de l'État de Washington, Jay Inslee, a insisté sur le rôle du changement climatique

«Les conditions sont si sèches, si chaudes, si venteuses, parce que le climat a changé, a-t-il affirmé, ajoutant que plus de 100 000 personnes étaient privées d'électricité. 

«Il y a beaucoup de gens autour de moi qui se demandent : “Est-ce que ça va se rendre jusqu’à nous?”» raconte Marc-Olivier Caron. 

Un stress en plus de la COVID-19   

L’anxiété liée à la fumée dans l’air est doublée de craintes sanitaires relatives à la COVID-19, qui paralysait déjà les États-Unis. 

«Tu te demandes : “Est-ce que je tousse à cause des cendres? Est-ce que je tousse à cause de la COVID?”» dit le Gatinois fraîchement diplômé. 

«Plein de commerces sont encore fermés, complète Chantale Routhier Bordonaro. Les restaurants ne sont pas ouverts, on doit manger sur des terrasses. Et là, depuis plusieurs jours, on n’a même plus l’occasion d’aller faire de la course à l’extérieur.» 

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