Après les dénonciations, des influenceurs classés comme «indésirables» par des agences de pub | Tabloïd
/videos

Après les dénonciations, des influenceurs classés comme «indésirables» par des agences de pub

s

Promouvoir une marque avec un porte-parole est plus risqué que jamais pour les marques qui redoublent désormais de vigilance. Certaines agences de publicité vont désormais jusqu’à classer certains influenceurs sur «des listes d'indésirables», racontent des experts du milieu. 

Rumeurs de harcèlement, de comportement déplacé ou simplement manque de professionnalisme... En plus de nuire à la réputation de l'influenceur, ces dérapages font de l'ombre à la marque qu'ils représentent, ce pourquoi des agences préfèrent prévenir que guérir avant de faire affaire avec une célébrité.

«Autrefois on disait : “les paroles s’envolent et les écrits restent”. Maintenant c’est tout ce que tu fais qui reste», lance la spécialiste des réseaux sociaux Nellie Brière. 

Désormais, les célébrités et les influenceurs sont passés au peigne fin par les spécialistes de l’image, poursuit l’experte. «Il y a des rumeurs qui étaient là depuis des années et personne ne s’en souciait. Est-ce que les rumeurs vont susciter une vérification plus rigoureuse de la part des agences? Je parierais que oui.»

Pour protéger leurs clients, certaines agences ont donc créé des listes d'influenceurs indésirables sur lesquelles elles recensent des personnalités publiques sur qui «des rumeurs planent», explique le fondateur de l'agence Référencement BlackcatSEO, Antonin Pasquereau.

«Déjà, des mois avant les dénonciations, on avait commencé à utiliser ce genre de listes, mais la vague de dénonciations a prouvé leur nécessité, puisque des influenceurs québécois qui paraissaient sur nos listes se sont fait dénoncer dans les médias par après», affirme le spécialiste du marketing d’influence.

Noter l’éthique sexuelle  

Les agences de publicité veulent désormais faire davantage de prévention en utilisant de nouvelles technologies. «Nous, on est en train de créer un logiciel qui note l’influenceur en fonction de plusieurs critères, et un de ces critère est l’éthique sexuelle», indique M. Pasquereau.

Les agences utilisent déjà depuis plusieurs années des applications comme Cision et Meltwater qui scannent les réseaux sociaux pour évaluer la popularité d’une célébrité. Plusieurs experts du marketing jugent que ces applis manquent de précision, bien qu’elles perçoivent certaines tendances comme des commentaires négatifs qui se répètent ou des hashtags incriminants autour d’une personnalité en particulier. Obtenir plus de précision demande «une connaissance intime du milieu», juge le co-fondateur de Substance Stratégies, Jean-Sébastien Giroux. 

«La recherche sur la qualité des influenceurs est quelque chose qui n’existe pas encore» non plus, déplore Antonin Pasquereau. 

Pas le droit à l’erreur  

Les célébrités doivent donc mesurer chacun de leurs faits et gestes, mais «comme il y a des erreurs d’hier qui sont moins pardonnables aujourd’hui», les faux pas seront considérés plus sévèrement désormais, estime Nellie Brière. 

«Si on va à la radio, y’a des choses qui vont moins passer et on va réfléchir à ce qu’on dit, c’est comme quand on a une grosse audience sur les réseaux, ce qu’on dit est toujours risqué», tranche Nellie Brière. 

À lire aussi

Et encore plus