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5 comptes à suivre si vous avez à cœur la cause LGBTQ+

Image principale de l'article 5 comptes à suivre pour soutenir la cause LGBTQ+
AFP

Pandémie de COVID-19 oblige, les festivités de Fierté Montréal se déroulent sur le web plutôt que dans les rues cette année. Voici des comptes auxquels vous abonner sur les réseaux sociaux pour afficher vos couleurs.

1.Barbada Potvin  

La drag-queen Barbada de Barbades, alias Sébastien Potvin, au cabaret Mado.

Photo 24 Heures, Ariane Labrèche

La drag-queen Barbada de Barbades, alias Sébastien Potvin, au cabaret Mado.

L'heure du conte avec une drag queen? La célèbre Barbada rend cette expérience possible lorsqu'elle s'aventure hors des cabarets où elle a l'habitude de se produire. Sur Facebook et Instagram, elle invite aussi les gens à découvrir l'envers du décor du drag.

«Je pense qu'on a besoin de s'éclater et de s'amuser dans le respect de la distanciation», raconte celle qui s'est aussi produite sur YouTube avec Fierté Littéraire pour le festival. 

Enseignant de musique au primaire et ancien membre des Forces armées canadiennes, Sébastien Potvin est considéré comme un vétéran du drag à Montréal, lui qui a commencé à incarner Barbada il y a 15 ans.

2. 2Fik   

Artiste multidisciplinaire, 2Fik a l’habitude d’incarner tous les personnages (homme, femme ou autre) dans ses œuvres. Dans La romance n'est pas morte, un film qu’il réalise actuellement sur la diversité de genre et d'identité, il incarnera les 100 personnalités d'une application de rencontre inspirée de Tinder. 

«Plus que jamais, les questions reliées à l’image et à la perception prévalent en ligne», explique sur sa page Kickstarter celui qui a accumulé près de 28 000 dollars en sociofinancement cette année pour son film.

Pour vaincre l’ennui du confinement, l'artiste publie également sur TikTok de courts sketches dans lesquels il change constamment d'accoutrement et de personnalité.  

3. Sainte-Nitouche  

Ce webzine encore peu connu est une création du mystérieux «King Duval» qui, à l'aube de la quarantaine, cherche à «célébrer la sexualité entre hommes, sa beauté et sa puissance». 

Sous son compte Instagram, ste.nitouche.prjt, il partage en story des œuvres photo ou d'art visuel qui rendent hommage à la beauté du corps de l'homme. Sur le site web de Sainte-Nitouche sont regroupés les dessins au trait de King Duval. 

Mais le projet a pris de l’ampleur dans la tête de King Duval, lequel souhaite aller encore plus loin en travaillant avec d'autres artistes. Bientôt, poèmes, récits et collages photo auront leur place aussi sur la page. 

Pour l’édition 2020 de Fierté Montréal, King Duval souhaite «du courage» aux membres de la communauté LGBTQ qui ont vécu la solitude. «Dans un monde où il n’y a jamais eu autant de célibataires, dont une majorité compte sur les applications de rencontre, l’impossibilité de sortir de chez soi a dû être terrible», s’inquiète-t-il. 

4. Des mèmes gais   

Quoi de mieux pour agrémenter son fil de nouvelles sur Instagram que des segments d'entrevue de Céline Dion pris hors contexte? C'est le projet artistique auquel s'adonne Thomas Dallaire-Boudreault avec @desmemesgais, une page de mèmes qui s’inspirent de la culture gaie. 

D’abord lancé comme un projet de pandémie visant à ouvrir les horizons des internautes sur les relations, «qu’elles soient gaies, bis, hétéros, name it», selon son administrateur, le compte a rapidement accumulé près de 25 000 abonnés. 

Thomas Dallaire-Boudreault a même utilisé sa nouvelle notoriété pour récolter de l'argent pour Interigne, un organisme qui offre de l'écoute et des ressources aux membres de la communauté LGBTQ+. 

La campagne a déjà amassé 1300$ sur un objectif de 2000$.  

5. À poil!  

Sur Instagram comme sur TikTok, (@apoil.sexed) se veut une ressource en éducation sexuelle. Un «anti-manuel» d'éducation sexuelle, plus précisément, puisque le but de l'administratrice du compte est de déconstruire les préjugés autour de la sexualité grâce à «une éducation à la sexualité inclusive et ludique». 

«Parce que la sexualité est diverse et multiple, il n'existe pas de recette», peut-on lire sur Instagram, où Maude Painchaud Major, diplômée de sexologie et fondatrice de Sexplicite, utilise des panneaux colorés et épurés pour briser les tabous et les malaises autour de la sexualité. 

Sur TikTok, la sexologue de formation se met elle-même en scène pour répondre à des questions que lui envoient les jeunes. Masturbation, préliminaires, hygiène sexuelle, il n’y a aucun tabou pour celle qui écrit un livre pour apprendre aux parents à parler de sexualité avec leurs enfants.