Anti-masques : pourquoi manifestent-ils? | Tabloïd
/tabloid

Anti-masques : pourquoi manifestent-ils?

Image principale de l'article Anti-masques : pourquoi manifestent-ils?

Malgré les avis répétés de la Santé publique à porter le masque pour lutter contre la COVID-19, les manifestations contre celui-ci ne semblent pas diminuer au Québec, et attireraient même de nouveaux adeptes. Nous avons tenté de comprendre leurs motivations.

Outre le port du masque, les participants de la «marche pour défendre nos droits et libertés», samedi dernier à Montréal, s’en prenaient à des cibles très variées : parmi celles-ci figuraient François Legault, Dr Horacio Arruda, l’OMS, les médias, les chemtrails et même Bill Gates.

D’autres manifestants allaient jusqu’à nier l’existence de la pandémie, qui a pourtant tué plus de 700 000 personnes dans le monde et continuent d’infecter au moins une centaine de nouveaux patients chaque jour au Québec.

Mais qui sont ces nouveaux adhérents? Et surtout, qu’est-ce qui les pousse à se joindre au mouvement malgré les morts et les malades? Nous leur avons posé la question.

À noter que chez Tabloïd, nous conseillons évidemment de suivre la loi et la science.

Marie-Claude Tessier, Montréal      

«Je suis venue pour défendre l’avenir de mes enfants. J’ai peur de ce qui s’en vient. J’ai peur qu’on les oblige à porter le masque. Ça peut aider, si vous êtes fragile, je peux comprendre, mais moi j’aimerais ça avoir le choix. On m’a pas demandé mon opinion, on me l’a obligé. 

Au début on a tous eu peur, comme tout le monde. On a pris ça au sérieux. On n’est pas des imbéciles comme le monde dit. Je suis sûr que ça existe, la COVID, je pense pas que ça existe pas. Mais avec le temps, finalement, on se rend compte que c’est pas si inquiétant que ça. J’ai pas peur, on en a vu d’autres, nous autres!»

Denis Beau-Lac, Montréal       

«Le gouvernement et les médias nous mentent. Ils nous tiennent dans la peur alors que la pandémie est terminée. J’ai regardé des études scientifiques à travers le monde, sur Internet. Des experts disent qu’il n’y a jamais eu une deuxième vague de coronavirus. Des experts, pas des Monsieur Tout-le-monde. Et je compare avec le discours de notre gouvernement qui nous assure que la deuxième vague s’en vient. Alors je me dis que le discours du gouvernement est faux.»

Elisabeth, Saint-Jean-sur-Richelieu       

«On empoisonne notre eau, on empoisonne notre bouffe, avec les OGM, les chemtrails, Bill Gates... Et on va se laisser faire et se laisser faire? À un moment donné je veux juste que le monde prenne conscience. Ce qu’a fait Legault, c’est so wrong dans so many ways, toutes les mesures qui ont été demandées. Elle est finie l’épidémie, il y a plus de morts. Vu qu’il y a plus de morts, ils parlent de cas asymptomatiques. Asymptomatique, come on man

Moïse Jean, Montréal       

«Je suis venu pas pour moi, mais pour les enfants. La petite qui est là, je le fais pour elle. Je pense aux enfants de demain, pour qu’ils puissent vivre libres et heureux. Prenons en exemple le masque obligatoire. On n’a pas vu d’études, l’obligation ça ne marche pas au Québec, c’est un pays démocratique. C’est pas le virus qu’ils sont en train de contrôler, c’est nous autres qu’ils sont en train de contrôler. Si on leur donne ça, ils vont faire ce qu’ils veulent avec nous. Donc je suis venu aujourd’hui, je crie, demain j’aurais plus de voix, mais au moins j’aurais fait ce qu’il y a à faire.»

Kevin, Québec       

«Pourquoi qu’on est là? Pour nos libertés, c’est aussi simple que ça. On est en train de nous les enlever une par une, étape par étape. Puis tantôt, on sera plus libre pantoute! Tu peux même plus rentrer dans un magasin sans mettre un esti de masque! Ça là, c’est fondamental. J’ai pas d’affaire à être obligé de mettre quoi que ce soit dans ma face. Le masque, c’est un nid à bactérie. La pandémie est finie, c’est tout de la fausse nouvelle, fake news, TVA et Radio Caca, tout ce que tu veux là. Regarde, c’est de la propagande.»

Karl (à gauche), Joliette       

«On est venu parce que je veux défendre l’avenir de mon fils, l’avenir de la petite aussi. Je veux pas qu’ils portent de masque à l’école. Je veux plus qu’on se fasse enfermer encore. Je veux qu’on soit libre de nos choix, de nos décisions. Ceux qui veulent en porter, comme toi t’en portes un, c’est bien correct. Ceux qui ne veulent pas en porter, on aimerait mieux qu’il y ait le choix de le faire. Les gens se sont réveillés, maintenant c’est plus une guerre de pouvoir du gouvernement, ils veulent garder le contrôle. Ils ont semé la peur jour et nuit, écrit en rouge sur l’écran de la télé, tout le monde écoutait 24 heures sur 24.»

Certains doutent de l'efficacité du masque, mais rappelons qu’une étude récente de la revue The Lancet a conclu que le masque réduit les chances de transmission du virus par les aérosols.

Le président de l’Association des microbiologistes du Québec, Christian Jacob, rappelle que les études sur le sujet sont imparfaites, mais que la plus citée d’entre elles estime que le masque aurait une efficacité d’à peu près 30 %.

«Le masque devrait avoir une efficacité si tout le monde le porte, parce qu’on le porte principalement pour les autres», rappelle M. Jacob.

Ne pas le porter dans les lieux publics intérieurs, comme il est obligatoire de le faire depuis le 18 juillet dernier, peut vous valoir une amende de 400 $ à 6000 $.

À lire aussi

Et encore plus