10 choses à savoir sur la double explosion de Beyrouth | Tabloïd
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10 choses à savoir sur la double explosion de Beyrouth

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Deux puissantes explosions au port de Beyrouth ont provoqué mardi des scènes de dévastation et ont semé la panique dans la capitale libanaise. Voici 10 choses à savoir. 

Le centre-ville pulvérisé             

Alors qu’un incendie faisait rage en fin d’après-midi dans le port de Beyrouth, deux explosions sont survenues vers 18h, à quelques minutes d’intervale, provoquant un gigantesque champignon dans le ciel de la capitale du Liban. Les explosions, qui se sont produites dans une zone qui abritait des entrepôts, ont anéanti une partie du centre-ville. 

 

Un souffle dévastateur             

Les immeubles de la capitale ont tremblé et leurs vitres ont été pulvérisées à des kilomètres à la ronde, comme en témoigne cette vidéo captée par un automobiliste qui roulait non loin du lieu où les déflagrations ont eu lieu.  

Le souffle était si puissant qu’il a été ressenti jusqu’à l’île de Chypre, à environ 200 kilomètres de Beyrouth. L’explosion a été ressentie comme un séisme de magnitude 3,3, selon l'institut américain de géophysique (USGS). 



Le nitrate d'ammonium en cause  

Près de 2750 tonnes de nitrate d'ammonium seraient à l’origine des explosions, selon le gouvernement libanais. L'ammonium entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d'explosifs et a déjà causé d’autres catastrophes industrielles du genre. Le directeur de la Sûreté générale du Liban a indiqué que les explosions étaient possiblement dûes à des matières explosives confisquées depuis des années. «Il est inadmissible qu'une cargaison de nitrate d'ammonium [...] soit présente depuis six ans dans un entrepôt, sans mesures de précaution. C'est inacceptable et nous ne pouvons pas nous taire sur cette question», a quant à lui déclaré le Premier ministre Hassane Diab

Un bilan dévastateur  

La double explosion a fait au moins 100 morts et plus de 4000 blessés, selon un bilan provisoire annoncé par le premier ministre. Près de 300 000 personnes seraient sans domicile, selon le gouverneur de Beyrouth. Les dégâts matériels sont estimés à entre 3 et 5 milliards de dollars, alors que la moitié de la ville est détruite ou endommagée.

Les hôpitaux de Beyrouth saturés  

Déjà confrontés à la pandémie de COVID-19, plusieurs hôpitaux de la capitale ont touchés par les explosions. Sans électricité ni eau courante, plusieurs établissements ont dû évacuer des patients vers d'autres hôpitaux à travers le pays.

Le Liban plongé en pleine crise  

Cette catastrophe survient alors que le Liban connaît sa pire crise économique depuis des décennies, marquée par une dépréciation monétaire inédite, une hyperinflation, des licenciements massifs et des restrictions bancaires drastiques. Cette crise est couplée de tensions politiques : depuis fin 2019, des manifestations contre l’élite au pouvoir et la déliquescence des infrastructures secouent le pays. 

Un attentat, selon Trump  

Le président Trump a déclaré mardi que les déflagrations « ressemblaient à un terrible attentat » et que des experts militaires lui avaient parlé d’une « bombe ». « J’ai rencontré nos généraux et il semble que ce n’était pas un accident industriel. Il semble, selon eux, que c’était un attentat, c’était une bombe », a-t-il affirmé à la presse. 

Des gazs toxiques  

L'ambassade des États-Unis à Beyrouth a encouragé les ressortissants américains dans la capitale libanaise à rester à l'abri et à porter un masque pour se protéger d'éventuelles fumées toxiques. 

En pleine pandémie  

À un jour près, la catastrophe aurait pu faire beaucoup moins de victimes : devant une augmentation des cas de COVID-19 en juillet, le Liban avait été reconfiné du 30 juillet au lundi 3 août, la veille de l’incident. Puis, les restaurants, cafés et commerces pouvaient partiellement rouvrir les 4 et 5 aoûts, avant de fermer de nouveau. 

Le Liban soutenu  

Le Premier ministre, Hasan Diab, a appelé les alliés du Liban à «soutenir» le pays. Cent milliards de livres libanaises vont être débloquées par le Président, Michel Aoun. Les États-Unis, la France, le Qatar, l'Iran, et même Israël, pourtant techniquement en guerre avec le Liban, ont offert leur aide. Des campagnes de dons financiers et de dons du sang ont aussi été lancées. 

-Avec AFP