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Les soins esthétiques du visage en augmentation à cause de la COVID-19

Image principale de l'article Les soins esthétiques du visage en hausse

Les dépenses en soins esthétiques du visage explosent ces dernières semaines, ont remarqué plusieurs cliniques de la région de Montréal. Elles estiment que les clients profitent du télétravail et du port du masque pour dissimuler les marques temporaires des traitements. 

«On vit une période extrêmement achalandée depuis la réouverture le 15 juin», résume Dre Chloé Sylvestre, de la clinique Chloé à Montréal, où les 4 médecins ont constaté «une nette augmentation des dépenses». 

«Les mêmes patients qu’avant dépensent plus, et rajoutent les lèvres ou les pommettes par exemple», remarque Dre Sylvestre, qui traite le visage et le corps. 

30 à 50 % de dépenses en plus  

Selon elle, 8 patients sur 10 mettent davantage la main au portefeuille et la majorité des gens vont investir entre 30 et 50 % de plus que d’habitude. 

« J’ai eu une patiente qui vient habituellement une fois par année et dépense à peu près 800 $, raconte la docteure. Elle était de retour aujourd'hui, je lui ai demandé si elle était insatisfaite. Elle m’a répondu “Non au contraire!” et a dépensé un autre 800 $». 

Cela ne se traduit pas pour autant par une augmentation du chiffre d’affaires : «on prenait environ 15 patients par jour avant. Maintenant on en prend 10, à cause des mesures sanitaires.» 

Les professionnels du secteur évoquent trois raisons à cette hausse. 

«C’est souvent une question de budget, explique Richard Lapointe, directeur médical de la clinique Le 200 à Laval. L'argent qui n’est pas dépensé en Europe ou dans un Club Med, il est dépensé chez nous. Le budget plaisir est encore là, les gens compensent comme ça.» 

Certains clients optent par exemple pour des traitements de type fonte de gras au laser en complément de leur injection de botox habituelle. 

Se cacher derrière le masque  

Le télétravail et le port du masque contribuent aussi à cette tendance, car ils permettent de cacher les effets secondaires des traitements, comme des bleus ou des enflures. 

«À cause du fait qu'ils portent un masque, les clients vont tenter des choses comme les lèvres, le bas du visage, où d'habitude ça enfle après le traitement», raconte la directrice du cabinet Medicart de Montréal, Maggie Napoletano. 

«Certaines dames qui ont besoin de se faire opérer ont voulu profiter de leur congé à la maison pour ça», confie-t-on du côté de la clinique Contour, à Montréal.  

«Les gens se disent “pourquoi pas”? »  

La dernière cause de la hausse est que les clients anticipent une deuxième vague et donc une nouvelle fermeture des cliniques. «Les gens me disent “on ne sait pas si vous allez vous refaire confiner, donc je voudrais faire tout ce que j’ai à faire dans mon rendez-vous d’aujourd’hui”», explique Chloé Sylvestre. 

Chez les professionnels interrogés, une différence se dessine entre les soins non-chirurgicaux et les opérations, pour lesquelles les chirurgiens semblent voir un simple retour à la normale. 

« On ne peut pas revenir en arrière avec une rhinoplastie, une opération mammaire ou un lift du visage, explique la Dre Sylvestre. Pour nous, en médecine esthétique, la décision est un peu plus émotive et spontanée. Les gens se disent “pourquoi pas? Ça fait des années que j’y pense”».
 

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