Ce couple livre de la nourriture en vélo-tandem | Tabloïd
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Ce couple livre de la nourriture en vélo-tandem

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Habillés de tenues complémentaires, Suzanne Claveau et Alain-Antoine Courchesne, un couple de Montréalais, livrent de la nourriture aux populations vulnérables en vélo-tandem, symbole de leur complémentarité. 

«Ça va faire 5 ans au mois d’août qu’on est ensemble. Et on a acheté le tandem immédiatement, quand on s’est connu» résume Suzanne Claveau, professeure de ballet dans la vie, qui confectionne elle-même les vêtements assortis en couleur. 

Des paniers de dépannage alimentaire sont disposés dans le chariot en arrière et déposés à trois adresses, dans le quartier Saint-Michel, à Montréal.

L’attelage du tandem et de sa remorque, surnommé «La Libellule», est un moyen de bâtir la confiance du couple. Ensemble depuis 5 ans, les deux Montréalais l’ont acheté immédiatement après leur rencontre, sur Kijiji. 

«Le tandem nécessite un laisser-aller et une confiance de la personne installée en arrière» explique Alain-Antoine Courchesne, travailleur autonome dans la santé. 

Et visiblement, cela fonctionne : «je pourrais dormir sur le tandem, tellement qu'il est sécuritaire!» s’exclame sa compagne, qui suit les yeux fermés, derrière lui.  

Sur leur vélo-tandem, Suzanne Claveau et Alain-Antoine Courchesne distribuent bénévolement des denrées alimentaires trois fois par semaine.

Trois fois par semaine, le couple arpente les rues de Saint-Michel pour livrer bénévolement des paniers de dépannage alimentaire, au départ de deux cuisines communautaires, dont Mon Resto Saint-Michel. 

«On va dans la grande pauvreté, dans des habitations de 4, 5, 6 personnes, où les enfants sont autour de leur mère et regardent ce qu’il y a dans la boîte» décrit Suzanne.  

Membres des «cyclistes solidaires», un groupe qui a beaucoup fait parler de lui, ils sont loin d'être les seuls bénévoles sur deux roues à Montréal.

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L'initiative, qui a vu le jour au début du confinement, a compté près de 700 réponses de personnes souhaitant donner de leur temps dans plusieurs quartiers de la ville.  

«C’est un regroupement spontané et bénévole qui allie collaboration, citoyenneté, éco-responsabilité, résume Pénélope Stuart, co-coordinatrice dans le secteur de Saint-Michel. C’est tellement un beau mouvement qu’il y a le désir de poursuivre».  

La vingtaine de coordinateurs, en organisation horizontale, réfléchit à une solution pour pérenniser l’initiative après la COVID-19.  

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