Voici de quoi aura l’air votre prochaine visite au restaurant | Tabloïd
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Voici de quoi aura l’air votre prochaine visite au restaurant

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Salle à manger remplie à la moitié de sa capacité, serveurs qui s’adressent à vous avec une visière, menus écrits au mur: l’expérience dans les restaurants change radicalement dès aujourd’hui, dans des centaines de restaurants de la province.

Nous avons testé vendredi dernier cette nouvelle réalité qui entre en vigueur dès aujourd’hui dans les restaurants à l’extérieur du Grand Montréal et le 22 juin dans la métropole.

Dès notre arrivée au restaurant de la Buvette du Centro de Sherbrooke, on remarque que le décor a complètement été revisité en raison des mesures de protection détaillées par la CNESST.

«Réorganiser notre restaurant selon toutes les nouvelles mesures sanitaires, c’est comme un marathon qui dure une semaine, lance le copropriétaire de la Buvette du Centro, Charles Picard-Duquette. C’est de repenser à tout, c’est comme une nouvelle ouverture.»

Toutes les tables accessibles aux clients sont séparées par une distance de deux mètres.

JÉROME LÉGER/24 HEURES/AGENCE QMI

Toutes les tables accessibles aux clients sont séparées par une distance de deux mètres.

Chaque groupe restera désormais dans son petit espace et les déplacements des clients dans l’établissement seront découragés.

«L’expérience clientèle va être évidemment moins agréable, reconnaît le porte-parole de l'Association restauration Québec (ARQ), François Meunier. Le défi qu’on a comme industrie, c’est de s’assurer que les gens y retrouvent un certain plaisir.»

Course contre la montre

L’équipe de la Buvette du Centro attendait encore vendredi certaines commandes de matériel et réfléchissait toujours à certaines façons d’implanter les mesures sanitaires.

Les restaurateurs ont eu peu de temps pour mettre en place toutes ces mesures sanitaires, le gouvernement Legault ayant annoncé le 8 juin l’ouverture des restaurants à l’extérieur du Grand Montréal. «On aurait aimé un calendrier défini dans le temps avec des mesures connues à l’avance. Au lieu d’avoir sept jours de préparation, on aurait aimé avoir deux semaines, comme à Montréal», explique M. Meunier.

Étape 1 : Accueil

Le propriétaire de la Buvette du Centro nous accueille avec une visière en exigeant que nous nous lavions les mains au moyen d’un distributeur de désinfectant. «Présentes-tu des symptômes de toux récemment?», demande Charles Picard-Duquette. Après avoir répondu par la négative, il m’amène à ma table.

Le copropriétaire Charles Picard-Duquette.

JÉROME LÉGER/24 HEURES/AGENCE QMI

Le copropriétaire Charles Picard-Duquette.

Étape 2 : Arrivée aux tables

Dans la salle à manger, toutes les tables sont séparées par une distance de deux mètres. «J’ai dû retirer presque la moitié des tables dans ma salle en manger. Sur la terrasse, j’ai seulement retiré quatre tables à pique-nique et une table de quatre personnes», détaille Charles Picard-Duquette. Pour l’instant, le restaurateur a reçu beaucoup de réservations et il espère que l’ambiance de son restaurant restera agréable, même s’il y a aura moins de clients en même temps. Le serveur m’invite à consulter le menu, qui est désormais inscrit sur une ardoise au mur.

Le copropriétaire Charles Picard-Duquette m’indique où je serais assis durant mon expérience en tant que client dans un restaurant.

JÉROME LÉGER/24 HEURES/AGENCE QMI

Le copropriétaire Charles Picard-Duquette m’indique où je serais assis durant mon expérience en tant que client dans un restaurant.

Étape 3 : Cuisine

En cuisine, la copropriétaire Noémie Lavoie prépare le plat que j’ai commandé, une poutine tao. Elle doit alors porter un masque de procédure et des lunettes ou une visière, comme le suggère la CNESST, puisque les cuisiniers ne peuvent pas garder une distance de deux mètres entre eux dans leur cuisine. «C’est vraiment la différence notable parce qu’une cuisine de restaurant reste un environnement déjà sanitaire à la base. On répond aux plus hautes normes d’hygiène», ajoute Charles Picard-Duquette.

La copropriétaire Noémie Lavoie.

JÉROME LÉGER/24 HEURES/AGENCE QMI

La copropriétaire Noémie Lavoie.

Étape 4 : Service

Le serveur m'apporte ma poutine en portant une visière. Pour l’instant, il est impossible de porter seulement une visière sans masque, précise François Meunier. Il faut porter un masque de procédure ainsi que des lunettes ou une visière. «Ça fait l’objet de beaucoup de contestation et on veut absolument que la CNESST révise cette situation pour permettre le port de la visière seule», indique François Meunier.

Le copropriétaire Charles Picard-Duquette.

Jérôme Léger / Agence QMI

Le copropriétaire Charles Picard-Duquette.

Étape 5 : Paiement

Le paiement comptant est encore accepté dans ce restaurant, comme partout ailleurs. Mais les serveurs ou les caissiers doivent se désinfecter les mains immédiatement après la manipulation. Le paiement par carte est privilégié. Si le client manipule le terminal, les serveurs doivent ensuite le désinfecter.

Le copropriétaire Charles Picard-Duquette et le journaliste Jean Balthazard.

JÉROME LÉGER/24 HEURES/AGENCE QMI

Le copropriétaire Charles Picard-Duquette et le journaliste Jean Balthazard.