Il faut arrêter de généraliser sur les policiers, lance une agente de la SQ | Tabloïd
/tabloid

Il faut arrêter de généraliser sur les policiers, lance une agente de la SQ

Image principale de l'article Il faut arrêter de généraliser, dit une agente
PHOTO COURTOISIE

Graffitis haineux, insultes grossières et manque de respect: une jeune policière de la Sûreté du Québec dénonce les jugements constants des «gérants d’estrade», qui se sont amplifiés depuis la mort de l’Afro-Américain George Floyd. 

• À lire aussi: Une centaine de personnes manifestent devant la prison de Bordeaux

• À lire aussi: Nouvelles manifestations contre les violences policières

«Ça me fait rager de voir comment les gens peuvent se permettre d’être des gérants d’estrade alors qu’ils ne seraient pas capables de passer une seule semaine dans nos bottines», affirme Anabel Benoit, 39 ans, dans une publication Facebook partagée par plus d’un millier d’internautes.

Excusez le long texte, j’avais besoin de me vider le coeur pour espérer passer à autre chose ⚫️😨⚫️ Vous ne savez pas ce...

Publiée par Anabel Benoit sur Vendredi 12 juin 2020

Dans sa déclaration, la policière mentionne la haine et les «scènes d’horreur» auxquelles les policiers sont confrontés. «Combien d’entre vous dans leur travail se font traiter de “grosse truie sale” ou de “chienne” de façon récurrente? Voyez-vous les murs de votre ville tapissés de “fuck the comptables” ou “fuck the menuisier”? [...] C’est de la haine à laquelle nous sommes exposés sans arrêt.»

Mme Benoit, qui compte plus de 15 années d’expérience, estime que le mouvement Black Lives Matter a intensifié la «rage» envers les corps policiers. Elle invite le public à ne pas «tomber dans les généralités».

«Et pour ce geste [de Derek Chauvin, accusé de la mort de George Floyd], combien sont condamnés, jugés? Avez-vous seulement entendu un policier dire “wow good job de Chauvin”? Non, au contraire, le geste a été condamné par tous, y compris nous... », expose-t-elle, dans sa publication.

Une semaine dans son quotidien

«Il y a des ripoux dans la police, mais il faut faire attention de ne pas généraliser sur notre travail, poursuit la policière, lors d’un entretien téléphonique. Moi, ça fait 15 ans que je suis dans la police et je n’ai pas constaté de racisme.»

L'agente de la Sûreté du Québec, qui travaille dans le secteur de Portneuf, près de Québec, estime que les «gérants d’estrade» auraient avantage à venir passer une semaine dans le quotidien pour mieux comprendre leur réalité.

«Les gens ne savent pas, parfois, qu’on peut aller voir la même personne vingt fois et ça finit toujours mal. À un moment donné, on doit se protéger et les gens doivent faire leur part. S’il y a une fusillade, nous on va être là. On va courir pour répondre à l’appel alors que tout le monde va se sauver.»

La femme dit souhaiter que la tendance se renverse, et que la «majorité silencieuse qui nous appuie se lève et partage leurs belles expériences avec la police, qu’ils prennent notre défense en public même si ce n’est pas la mode par les temps qui courent.»

À lire aussi

Et encore plus