Des prêtres admis à la PCU : comment la COVID touche aussi les églises du Québec | Tabloïd
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Des prêtres admis à la PCU : comment la COVID touche aussi les églises du Québec

La pandémie de COVID-19 touche aussi le porte-monnaie des paroisses du Québec, à tel point que plusieurs prêtres reçoivent actuellement la Prestation canadienne d’urgence (PCU).  

L’abbé Gilles Barril, prêtre à Lac-Mégantic, perçoit cette aide fédérale. Dans ses paroisses de Lac-Mégantic et de 15 villages autour, il observe une situation financière «précaire mais pas catastrophique». Les salaires du personnel sont en effet pris en charge par les subventions de l'État. Comme d'autres professions, les prêtres répondent aux conditions d'attribution de la PCU listées par le gouvernement fédéral. Ils sont aussi repértoriés dans la Classification nationale des professions.  

Dans le secteur de Sherbrooke, où 14 prêtres reçoivent actuellement la PCU, les baisses de revenus sont vertigineuses. Pour quatre paroisses de la ville, la baisse moyenne était de 27,25 % en mars, et de 52,75 % en avril, selon l'Archidiocèse de Sherbrooke. Lors de cette période, les frais liés au chauffage ou à l'entretien continuent d'être chargés. «Ça pourra conduire dans certains cas à la fermeture de certaines églises, ça paraît inévitable», regrette l’abbé Steve Lemay, vicaire général de l'Archidiocèse.      

Habituellement, une paroisse reçoit autour de 2000 dollars par fin de semaine lors de la quête, explique-t-il. Si le don des fidèles n’est pas la seule source de financement des paroisses, le manque à gagner de la période de Pâques a tout de même laissé des traces. «On ne peut pas non plus trop solliciter nos fidèles, qui, eux-mêmes, vivent des défis financiers», estime l'abbé Lemay.    

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