Comment les banques alimentaires s'adaptent-elles à la COVID-19? | Tabloïd
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Comment les banques alimentaires s'adaptent-elles à la COVID-19?

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Avec plus de bénévoles et moins de dons, les organismes d'aide alimentaire de Montréal doivent s'adapter à la pandémie de COVID-19.  

Moisson Montréal, une des banques alimentaires majeures de la ville, a besoin de 85 bénévoles par jour à son entrepôt. Une partie d’entre eux est référée par la municipalité, de quoi être tranquilles «pour quelques semaines» selon le directeur général, Richard D. Daneau. «J’ai perdu mon emploi, confie l'une des bénévoles, occupée à remplir des cartons de denrées. Donc j’investis mon temps pour quand même faire quelque chose qui est utile pour tout le monde.»    

  

«La Société Saint-Vincent de Paul nous a averti de fermer. On a dit "c'est impossible, le monde mangeront pas"» raconte Luc McCarthy, bénévole.

  

Sauf que les associations craignent une baisse des dons, en raison de la crise actuelle. «C’est important que nos 300 donateurs de denrées continuent à penser aux Moisson», explique Richard D. Daneau. Côté affluence, la Société Saint-Vincent-de-Paul Montréal remarque aussi que moins de personnes viennent chercher leur panier alimentaire mensuel. «Le monde ne sait peut-être pas que c'est ouvert parce qu'ils se promènent moins», estime Luc McCarthy, bénévole dans le secteur de Verdun. Avec masques, gants et distribution en extérieur, l'association a aussi rehaussé son niveau d'exigence. Ces efforts n'empêchent pas un constat, selon lui : «il y a du monde qui ne mangent pas présentement».  

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