«Le hors-piste, ça ne s'improvise pas» : des motoneigistes hors-piste reviennent sur les risques de la discipline | Tabloïd
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«Le hors-piste, ça ne s'improvise pas» : des motoneigistes hors-piste reviennent sur les risques de la discipline

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Vingt-et-une personne ont trouvé la mort cet hiver en motoneige, selon le décompte de la Fédération des Clubs de Motoneige du Québec (FCMQ) : c'est deux de moins que l'année passée, mais plus d'accidents mortels ont lieu hors des sentiers. Des spécialistes du hors-piste, basés au Saguenay, reviennent sur les précautions à prendre.  

 «Le message qu'envoie, c’est que tout ce qu’on a fait comme amélioration dans notre réseau de sentiers, ça marche bien, résume le directeur général de la FCMQ, Stéphane Desroches. Mais, un mort c’est toujours un mort de trop. Il reste des progrès à faire hors-sentier.» Douze personnes sont en effet décédées hors des sentiers cet hiver. «La plupart des cas sont des personnes parties s’aventurer sur les lacs, toujours pas trop loin de chez eux. Ce sont des gens qui connaissent le secteur.»     

La saison marquée par le drame du lac Saint-Jean    

Au crépuscule d’une saison courte mais intense, l’événement qui a marqué les esprits reste l'accident du lac Saint-Jean. En janvier dernier, 5 touristes français et leur guide y trouvaient la mort. La FCMQ rappelle à ce sujet que les guides de la province sont «très responsables et conscients du territoire», mais qu'il faut rester vigilant.   

«C’est à chaque personne qui fait du hors-piste de s’informer où il peut aller», rappelle Patrick Bilodeau, guide hors-piste au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où la motoneige est «un mode de vie». Pour ces spécialistes, le respect de la nature et les règles de civisme n’empêchent pas d’apprécier la notion de liberté et de lâcher-prise procurée par le hors-piste. C’est aussi le message que veut faire passer la Fédération des Clubs de Motoneige du Québec.    

  

«Le but d'être en nature, de ne pas avoir d'itinéraire» est primordial Pour Patrick Bilodeau, guide de hors-piste au Saguenay-Lac-Saint-Jean,

La particularité de cette saison, interrompue par les restrictions dûes à la COVID-19, reste aussi sa courte durée. Le 19 mars, la Fédération des Clubs de Motoneige du Québec a invité ses clubs à ne plus ouvrir et ne plus surfacer les sentiers. Des constats d'infraction ont pourtant été notés, selon Stéphane Desroches. «On va peut-être mettre des pénalités à certains clubs s’ils continuent à vouloir opérer malgré la fermeture des sentiers.»

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