[VIDÉO] Coronavirus : la détresse de Québécois coincés à l’étranger | Tabloïd
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[VIDÉO] Coronavirus : la détresse de Québécois coincés à l’étranger

Vous trouvez le confinement difficile au Canada? Il l’est d’autant plus pour ces Québécois coincés dans des pays qui ont fermé leur frontières à toute circulation.   

Pour certains aux prises avec une condition médicale imprévisible, voire précaire, le temps presse. Tabloïd a parlé à cinq Québécois qui sont actuellement coincés, soit au Guatemala, au Maroc et au Pérou. 

Même s'ils vivent des réalités bien différentes, ils sont unanimes sur une chose : ils veulent rentrer à la maison. « Même si c’est paradisiaque là où on est, c’est excessivement stressant d’être à l’étranger, loin de chez soi», souligne Karine Rogers, coincée au Guatemala.      

La Québécoise se trouvait dans une retraite de yoga, à l'écart du reste de la société guatémaltèque, lorsque le gouvernement a mis le pays en quarantaine.

  

L'armée a été déployée dans les rues de Lima, au Pérou.

AFP

L'armée a été déployée dans les rues de Lima, au Pérou.

  

Confinement au Maroc     

Coincée au Maroc alors que l'annonce de la fermeture complète du pays, Judith Dubeau s'est retrouvée dans la petite ville de Chefchaouen, à environ deux heures de Tanger. Plutôt que de se précipiter dans un aéroport fermé, et surtout bondé d'étrangers, elle préfère rester sur place avec son père, jugeant la situation plus sécuritaire.      

«Ça sert à rien d’aller attendre à l’aéroport, affirme-t-elle. Si on veut tomber malade, c’est le meilleur endroit. On a de la nourriture en masse, on n’a pas de contact avec l’extérieur, c’est la meilleure solution.»    

Royal Air Maroc a annoncé jeudi matin que les vols prévus après le 1er avril devraient avoir lieux «normalement».      

Les mesures de sécurité ont été renforcées à l'aéroport de Lima, au Pérou.

AFP

Les mesures de sécurité ont été renforcées à l'aéroport de Lima, au Pérou.

  

Chaos au Pérou     

Jeudi matin, trois Québécois joints par Tabloid étaient toujours pris au Pérou. Ils nous ont tous décrit le chaos relié à la fermeture de l'aéroport, qui a entraîné une masse d'annulations de vols et d'énormes difficultés pour trouver de nouveaux billets.    

Jade Castonguay est actuellement la plus à risque puisqu'elle souffre d'asthme et n'a plus de médicaments.      

«Je n’ai plus de pompes pour l’asthme. Je n’ai plus de pilules pour le mal d’altitude. Je n’ai accès à aucune pharmacie», affirme-t-elle.      

 L'interdiction de circuler dans les rues et la fermeture des magasins et pharmacies compliquent grandement sa situation.     

Sans doute comme bien d'autres Québécois coincés à l'étranger, ils sont inquiets et tentent de garder le moral pour ne pas céder à la panique, mais tous attendent une action concrète du gouvernement canadien pour les rappatrier au plus vite.

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