Cet aventurier veut atteindre le centre de tous les continents | Tabloïd
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Cet aventurier veut atteindre le centre de tous les continents

À la nage, en ski ou en vélo, Frédéric Dion compte accomplir ce défi dans les prochaines années.

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L’aventurier Frédéric Dion ne manque pas d’audace : il veut devenir le premier homme à atteindre le centre de tous les continents. Il a déjà accompli deux de ses défis, en Antarctique et en Amérique du Sud, et souhaite bientôt mettre le cap sur l’Europe. «C’est quand tout ne se passe pas comme prévu que l’aventure commence», lance l’aventurier, qui bâtit ses défis selon ce qu’on appelle les «pôles d’inaccessibilité».  

 Ces centres géographiques, qui sont déterminés par des géographes, sont les points sont les plus éloignés des côtes d’un territoire. « Ça peut être entre deux fermes ou au milieu de l’autoroute», précise-t-il.  

 En ski cerf-volant en Antarctique  

 Le sportif de 42 ans a complété la première étape de son défi en 2014, en traversant l’Antarctique en solo. En se déplaçant en ski cerf-volant, il est finalement parvenu au point central du territoire et a planté son premier drapeau québécois sur continent glacé. Il a dû faire face au blizzard, composer avec des bris de traîneau et même éteindre un incendie dans sa tente, raconte-t-il.  

 En janvier dernier, il a conclu la deuxième étape de son plan : atteindre le centre de l'Amérique du Sud. Son expédition l’a mené des côtes du Pacifique jusqu’à la forêt amazonienne au Brésil.  

 Avec deux compagnons de voyage, il a d'abord atteint la côte du Chili à la nage, a monté les montagnes des Andes à pied, a traversé le désert d'Atacama à vélo, a construit des radeaux pour embarquer sur le fleuve Amazone, avant de finir en marchant à travers la jungle. «C'était pas mal l'enfer, mais c'était le fun», résume-t-il.  

 Sa prochaine étape pourrait l'amener «possiblement au centre de l'Europe à la fin septembre», tandis que le défi complet doit s’étirer sur plusieurs années, précise-t-il.  

 Varier l’entraînement  

 Pour être prêt à se dépasser physiquement et mentalement, l'aventurier s'entraîne tous les jours à son domicile de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, près de Trois-Rivières. Ski de montagne, ski de fond, vélo, kayak, Frédéric Dion varie toujours les sports qu’il pratique.  

 «Je dis toujours aux gens : "ne vous entraînez pas, amusez-vous"», lance-t-il.  

 L'explorateur a aussi connu d’autres défis fous, comme celui de courir 33 marathons en 7 semaines entre la Gaspésie et l’Ontario, ou se faire lâcher en hélicoptère, les yeux bandés, en plein milieu du Yukon. «Chaque épreuve te permet de grandir, de trouver un chemin que tu ne connaissais pas», explique-t-il.  

 Ses expéditions lui permettent de développer une expertise qui traverse les frontières : le célèbre aventurier sud-africain Mike Horn lui a d’ailleurs demandé plusieurs conseils avant une récente expédition en Antarctique.  

 Au Québec, il partage ses aventures lors de conférences où il enseigne sa philosophie : «toujours diviser un objectif en plusieurs petites étapes». Une manière de rendre chaque défi plus accessible et de «garder le contrôle sur le moment présent».

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