On a passé une journée sur le terrain avec «le dernier trappeur» | Tabloïd
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On a passé une journée sur le terrain avec «le dernier trappeur»

L'univers des trappeurs est plutôt flou pour le citadin moyen. Dans son esprit, le métier relève plus du vestige ou du mythe. Peut-être n'en a-t-il même jamais croisé.  

L'an passé, Tabloïd s'est rendu à Saint-Zénon dans Lanaudière pour rencontrer « Le dernier trappeur », un septuagénaire qui pratique le métier depuis sa jeunesse et qui espère continuer jusqu'à la fin de sa vie.   

À travers le récit de ses anecdotes légendaires, nous nous étions intéressés aux ficelles du métier ainsi qu'aux considérations monétaires et légales de cette pratique.   

Cette fois-ci, c'est la réalité du terrain qui nous intéresse. À quoi ressemble une journée typique dans la vie d'un trappeur alors que même le plus expérimenté d'entre eux s'expose constamment aux engelures, aux blessures liées à l'installation des pièges ou, c'est plus rare, aux morsures d'animaux sauvages.   

Au Québec, la trappe est régie aujourd'hui par le gouvernement qui délivre les permis et gère un ensemble de règles et de quotas ; chaque trappeur peut attraper un nombre maximal de bêtes selon l’espèce. En 2018, la ville de Montréal avait même fait appel à un trappeur pour l'aider à régler son problème de coyotes.    

Du côté économique, le trappeur est une sorte de «cheap labor» pour l'industrie de la mode. Un manteau de vison griffé peut se vendre près de 25 000$, alors que notre trappeur affirmait avoir touché à peine 10$ par peau de vison l'an dernier. Évidemment, il y a tout un tas d'autres facteurs à prendre en compte : fourrure sauvage versus fourrure d'élevage, provenance, qualité, la valeur moyenne aux encans, etc. « C'est toujours le trappeur qui se fait avoir » comme le disait si bien notre bonhomme.   

Jadis une pratique qui se transmettait de père en fils, la trappe est réellement en train de disparaître. Et avec elle, c'est tout un savoir qui se perd. Le prix très bas de la fourrure, la concurrence asiatique et le coût du matériel de base sont trois éléments qui n'encouragent pas la relève. Sommes-nous en train d'assister aux dernières leçons d'un homme qui avait fait de la trappe son mode de vie?

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