Face au pipeline de Gazoduq, des militants haussent le ton | Tabloïd
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Face au pipeline de Gazoduq, des militants haussent le ton

Des groupes s'organisent pour protéger l'environnement

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Le projet de Gazoduq de construire un pipeline entre l’Abitibi et le Saguenay crée une vague de mobilisation rarement vue en région.   

Lors de la dernière année, plus d’une vingtaine de groupes citoyens ont été créés et s’organisent pour contester la réalisation du projet, qui prévoit la construction d’un pipeline de 782 kilomètres.               

Trajet proposé (en mauve) pour la construction du pipeline. L'entreprise n'aurait qu'une emprise du territoire de 30 mètres de chaque côté de la conduite.

Gazoduq

Trajet proposé (en mauve) pour la construction du pipeline. L'entreprise n'aurait qu'une emprise du territoire de 30 mètres de chaque côté de la conduite.

Des militants s’inquiètent de l’avenir de la biodiversité animale et végétale, puisqu’une coupe d’arbres de 30 mètres est prévue de chaque côté de la conduite souterraine. « La construction d'un pipeline, ça fragmente le territoire, ça divise l’habitat des animaux et ça dérange l’équilibre précaire des forêts », plaide Michaël Pelletier-Lalonde, membre du groupe «Gazoduq, parlons-en» de Val-d'Or.               

Le militant du même groupe, Me Nicolas Ouellet, s’inquiète des risques de fuites de gaz le long du tracé.               

« C’est sûr que ce n’est pas du pétrole qui va passer dans le tuyau, mais il y a des risques d’explosion et on a vu des morts ailleurs dans le monde avec ce genre de projet», explique-t-il.          

  

Me Nicholas Ouellet, co-porte-parole de «Gazoduq, parlons-en»

Gaël Poirier, Agence QMI

Me Nicholas Ouellet, co-porte-parole de «Gazoduq, parlons-en»

 Selon plusieurs militants rencontrés, la population québécoise est mal informée sur le projet et ne semble pas saisir le danger que représente un gazoduc.               

« C’est la même affaire qu’un oléoduc. Ça comporte les mêmes risques que le projet Énergie Est que les Québécois avaient pourtant rejeté il y a quelques années », explique le président de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège de Chicoutimi, Étienne Mailloux.               

Étienne Mailloux, Président de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège de Chicoutimi

Gaël Poirier, Agence QMI

Étienne Mailloux, Président de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège de Chicoutimi

Bon pour l’environnement?   

La conduite servirait à alimenter l'usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec, à Saguenay. GNL assure pour sa part que le projet est écologique et en phase avec les efforts de transition énergétique du Canada. «Le gaz naturel est bien meilleur pour l’environnement que le pétrole. En ce moment, il y a une forte demande pour ce produit à l'international, comme en Inde et en Europe par exemple. Si on ne produit pas le gaz ici, ça va se faire ailleurs avec des normes bien moins rigoureuses», explique le porte-parole de GNL Québec.   

Du côté de Gazoduq, l’entreprise dit être à l’écoute des inquiétudes de la population des régions concernées.                

« Nous sommes en contact constant avec les groupes des régions pour améliorer notre projet, répondre à leurs questions et nous assurer que l’impact sur l’environnement sera globalement positif », complète la porte-parole de Gazoduq, Marie-Chrisine Demers.                

  

Étude sur l’impact écologique   

Le projet de Gazoduq doit être évalué par le gouvernement fédéral, avant d’être approuvé par Québec. L’usine de l’entreprise GNL Québec à Saguenay, qui doit être alimentée par ce pipeline, doit aussi répondre aux critères du gouvernement du Québec.                

Le processus de validation des projets peut prendre encore quelques années.                

  

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