Dre Houda Bahig: guérir, mais encore plus... | Tabloïd
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Dre Houda Bahig: guérir, mais encore plus...

Vue par le Dr Jean-Paul Bahary, professeur titulaire au Département de radio-oncologie du CHUM

La médecine n’était pas assez pour la radio-oncologue Houda Bahig.   

Pendant qu’elle faisait sa résidence en médecine, elle a donc commencé un autre doctorat de recherche en science biomédicale. Son but? Se pencher sur les technologies d’imagerie en radiothérapie pour rendre les traitements plus performants et moins toxiques.  

«Je vais dire quelque chose de cliché, mais elle fait partie de ces personnes qui ont tout, s’exclame son mentor, le Dr Jean-Paul Bahary. Non seulement elle a un clair talent de médecin et beaucoup d’empathie, mais elle est très à l’écoute, travaillante, curieuse et très engagée dans ce qu’elle fait.»  

 

Dr Jean-Paul Bahary

Courtoisie: Institut du cancer de Montréal

Dr Jean-Paul Bahary

 

Aujourd’hui radio-oncologue et chercheuse au Centre de recherche du CHUM (CRCHUM), la Dre Bahig est à la tête d’un projet qui se concentre sur les patients atteints du cancer de l’oropharynx (la gorge) associé au virus du papillome humain (VPH).  

Traditionnellement, les cancers de l’oropharynx survenaient surtout chez les gens qui fumaient ou avaient bu beaucoup d’alcool dans leur vie. Le changement dans les pratiques sexuelles durant les dernières années a amené un autre type d’émergence: le cancer de l’oropharynx associé au VPH.  

Les patients dont le cancer est lié au VPH ont de meilleurs pronostics de guérison, mais les méthodes, elles, n’ont pas changé. Selon la Dre Bahig, il est donc urgent de repenser le traitement de ces patients. C’est ce qu’elle fera concrètement dès ce mois-ci au CRCHUM.  

Après une année de perfectionnement au Texas, la Dre Bahig s’est installée comme patronne au CHUM en 2019. «Avant son départ, elle avait toujours fait une excellente impression sur tout le corps professoral», se souvient le Dr Bahary qui la côtoie depuis 2011.  

Selon son mentor, elle a toujours été celle qui travaillait plus tard que les autres et elle l’a toujours fait avec le sourire.  

La Dre Bahig n’a pas encore 35 ans et elle a presque une cinquantaine d’articles publiés. «C’est en voyant comment elle est engagée que les gens ont envie de la soutenir, assure le Dr Bahary. Le financement, en recherche, c’est difficile, mais cette fille-là, les gens ont envie de se ranger derrière elle.»  

En radio-oncologie, le plus grand défi sera toujours de trouver des moyens de rendre les traitements plus personnalisés. «Que ce soit pour la radiothérapie ou pour la chimiothérapie, chaque tumeur, chaque patient ont leurs particularités, soutient le Dr Bahary. En ciblant des traitements individuels, je suis sûr que la Dre Bahig saura laisser sa marque.»  

 

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