Les boxeuses québécoises veulent que la durée de leurs rounds soit la même que celle des boxeurs | Tabloïd
/videos

Les boxeuses québécoises veulent que la durée de leurs rounds soit la même que celle des boxeurs

Des rounds de trois minutes permettraient aux boxeuses de s’approcher de l’équité salariale

Des boxeuses professionnelles québécoises jugent que leur sport est sexiste en raison de la durée des rounds auxquels elles doivent se soumettre. Elles croient que les reprises devraient être de trois minutes comme chez les hommes, alors qu’elles sont présentement écourtées à deux minutes. 

Première championne du monde de l’histoire du Québec, Marie-Ève Dicaire estime que la réglementation actuelle dans la boxe professionnelle est « uniquement axée sur les performances physiques ».  

Marie-Ève Dicaire

Courtoisie

Marie-Ève Dicaire

On mise sur « le plus vite, le plus fort, mais pas nécessairement le plus intelligent », affirme celle qui défendra son titre samedi soir, au Centre Vidéotron. 

Le temps, c’est de l’argent 

« De passer sur des rounds de trois minutes, ça va avoir un impact. Automatiquement, ça va être des combats qui seront beaucoup plus spectaculaires. Qui dit spectacle, dit une plus grande demande » explique la boxeuse. 

« On ne se le cachera pas, dans l’industrie du sport, la demande vient beaucoup avec le salaire », renchérit-elle. 

Pour la boxeuse professionnelle Kim Clavel, cette réglementation vient « dénigrer la femme ». « Personne ne pose de questions, on continue comme ça », s’insurge la sportive. 

Kim Clavel

Photo Agence QMI, Toma Iczkovits

Kim Clavel

« Si c’est mieux de faire deux minutes, pourquoi ça doit être les femmes et non les hommes », s’interroge quant à elle, Marie-Pier Houle. Celle qui se bat maintenant au niveau professionnel soutient que le niveau amateur permet les rounds de trois minutes. « C’est un peu un retour en arrière », croit-elle. 

Marie-Pier Houle

Photo Chantal Poirier

Marie-Pier Houle

Ces revendications font suite à un combat qui s’est déroulé au début novembre, à Las Vegas. Lors du combat entre les boxeuses Seniesa Estrada et Marlen Esparza, les rounds étaient de trois minutes. Le combat a suscité plusieurs discussions au sein de la communauté de boxeuses au Québec, explique Marie-Ève Dicaire. 

Pas de demandes 

Le responsable des sports de combat à la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec, Michel Hamelin, dit pourtant qu’aucune demande formelle n’a été formulée pour le moment. Pour l’instant, la Régie doit suivre les règles du ministère de la Sécurité publique, explique-t-il. 

« Avant de faire des modifications réglementaires, il faut faire des études là-dessus. Notre rôle, c’est de s’assurer de la santé et la sécurité des athlètes », ajoute le responsable. 

- Avec la collaboration de MYRIAM LEFEBVRE

À lire aussi

Et encore plus