Laura Bruno veut devenir joueuse de polo professionnelle | Tabloïd
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Laura Bruno veut devenir joueuse de polo professionnelle

Sur son cheval, à vitesse de course, Laura Bruno arpente le terrain de polo, prête à plaquer tout adversaire. La polyglotte, étudiante à Harvard et autrice pratique le “sport des rois” depuis quatre ans et fait tout ce qu’elle peut pour devenir dans les prochaines années l’une des rares femmes au monde à jouer au niveau professionnel.  

À Montréal, il n’y a qu’une douzaine de joueurs de polo, estime Laura Bruno, qui fait partie des 24 000 joueurs à travers le monde. Seulement 900 d’entre eux, majoritairement des hommes, sont considérés comme des professionnels de ce sport.  

Les femmes ont toutefois commencé à y prendre une plus grande place, assure-t-elle. En 2012, un premier classement de femmes a été créé en Argentine. Puis, l’Angleterre et les États-Unis ont emboîté le pas. Les joueuses de polo peuvent donc maintenant se professionnaliser en participant à des tournois féminins et n’ont plus besoin de jouer avec les hommes dans des équipes mixtes pour ce faire.  

Un sport très cher  

Les deux chevaux dont elle est déjà propriétaire lui coûtent en moyenne 35 000 $ en dépenses annuelles pour sa saison de quatre mois. Mais si elle devient pro, Laura aura besoin de quatre à six bêtes. Un investissement important que la jeune femme éponge à l’aide de commanditaires qu’elle va elle-même chercher, et l’indéniable soutien de sa famille, qui croit en son rêve d’accéder au top.   

Le polo est un sport violent, bien pire que le rugby, avance Laura. Pour gagner le contrôle de la balle, les joueurs et les chevaux doivent se plaquer. Les contacts, rudes, peuvent amener des chutes graves et des blessures sévères. Aucun joueur n’est à l’abri de se fracturer des os, de se casser le cou ou même de se faire piétiner.   

Les blessures sont rares, mais la gravité de celles-ci est particulièrement élevée, d’après une étude allemande publiée cette année. Par exemple, en 2014, l’une des légendes du sport, le Mexicain Carlos Gracida, est décédé après que son cheval soit tombé sur lui lors d’un match.  

Même si l’Argentine, l’Angleterre et les États-Unis sont les plus grandes puissances mondiales de polo, Laura Bruno espère contribuer à tourner les phares vers le Canada dans les prochaines années.  

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