Voici pourquoi on a l’impression que l’apocalypse s’en vient avant chaque tempête de neige | Tabloïd
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Voici pourquoi on a l’impression que l’apocalypse s’en vient avant chaque tempête de neige

Image principale de l'article L'apocalypse avant chaque tempête de neige

Si vous ne le saviez pas déjà, une tempête de neige qui pourrait être la plus importante de l’année a déferlé sur le sud du Québec dans la nuit de mardi à mercredi. Depuis ce matin, on semble pourtant s’en sortir assez bien, au point de se demander pourquoi on s’est fait répéter de rester à la maison à tout prix. Dans les faits, c’est un peu grâce à cet acharnement que les dégâts sont limités.

C’est sûr que les tempêtes représentent une belle opportunité pour les médias d’amasser des tonnes de clics faciles, mais il y a aussi des raisons plus importantes pour autant parler de ces grandes tombées de neige.

« Il y a une fréquence accrue de phénomènes météorologiques extrêmes partout au monde», explique le spécialiste de la médiatisation des questions environnementales et professeur agréé à l’Université Laval Henri Assogba.

Depuis lundi, nos réseaux sociaux étaient inondés d’alertes nous priant de rester chez nous. Et on risque d’en voir de plus en plus. Le réchauffement climatique amènera de plus en plus de changements brusques de température. Les médias et les autorités devront donc encore plus en parler parce qu’il faudra de plus en plus y faire face.

Plusieurs actions liées à la prévention des conséquences de ces phénomènes, comme limiter les déplacements, doivent être prises afin de limiter les incidents, affirme le professeur Assogba. Les médias et les autorités ont le rôle de véhiculer cette information autant que possible puisqu’elle relève de la sécurité et de l’intérêt public, ajoute-t-il.

Autant qu’il le faudra

L’aspect le plus important de la prévention quand il est question de la sécurité routière est la répétition, soutient le sergent Claude Denis, agissant à titre de porte-parole de la Sûreté du Québec.

« Je pense que beaucoup d’oreilles ont écouté notre message aujourd’hui. Ce qu’on veut est qu’aucun usager du réseau routier décède et pour l’instant, on n’en a pas », dit-il.

L’idée serait d’éviter une situation comme celle de la grande tempête de mars 2017, qui a fait six morts. C’est à ce moment qu’a eu lieu le fameux cafouillage de l’autoroute 13, qui a laissé des centaines d’automobilistes coincés dans leurs voitures pendant plus de 12 heures.

« Voir des morts dans une tempête était commun dans les années 1970 mais n’a plus sa raison d’être, souligne le météorologue et présentateur de MétéoMédia, Réjean Ouimet. On peut se questionner si, de notre part, on aurait pu différemment articuler et envoyer notre message pour pas que ça arrive. Cette fois-ci, on a fait une bonne job. »

Il mentionne aussi que les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la propagation de l’information.

Le météorologue d’Environnement Canada Simon Legault explique d’ailleurs que la manière d’émettre des avertissements météo n’a pas changé pour son organisme depuis le cafouillage de l’autoroute 13, mais que la tempête d’aujourd’hui a pu être prédite plus tôt par leur modèle de prévision, permettant une meilleure prévention.

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