Fausse carte à 14 ans | Tabloïd
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Fausse carte à 14 ans

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Dur de s’imaginer qu’un mineur puisse entrer dans un bar ou acheter de l’alcool dans une succursale de la SAQ. Après avoir acheté de faux permis de conduire québécois, on les a fait tester par deux adolescents de 14 et 15 ans afin de vérifier s’il est facile de contourner les lois.«Gosser» sur sa carte d’assurance maladie, emprunter la pièce d’identité de sa grande sœur, donner de l’argent au portier : les façons sont nombreuses pour les mineurs d’acheter de l’alcool ou de sortir dans un bar illégalement.

Pour ceux qui n’affectionnent pas trop le bricolage ou qui n’ont pas de grande sœur, il existe aussi un marché noir des fausses cartes. À condition, bien sûr, de délier les cordons de sa bourse, parce que ça coûte cher. Les deux permis de conduire qu’on a commandés ont coûté 200 $ chacun. Peu de jeunes mineurs peuvent se permettent de débourser un tel montant. On voulait tout de même évaluer la «Cadillac» des fausses cartes.

On est d’abord entrés en contact avec Zebichino, l’une des têtes dirigeantes d’un groupe criminel qui produit majoritairement des documents d’identité falsifiés. On a fait affaire avec lui via Snapchat pour obtenir les fausses cartes. Lui, il deal principalement sur le terrain. À ses côtés, il y a Papi, le boss, un homme blanc dans la soixante qui ressemble à un vieux grand-papa québécois. Les deux supervisent une organisation d’une dizaine de personnes. Ils font de tout : carte d’assurance maladie, cartes de crédit, passeports, etc.

Une fois les cartes en main, il fallait deux adolescents prêts à tester la marchandise. On a recruté Zeneb, 14 ans, et Louis, 15 ans. On les a envoyés dans un dépanneur, une succursale de la SAQ et un bar : des endroits où les jeunes vont souvent s’essayer. Est-ce que ça a fonctionné pour les deux partout ? Pour voir l’expérience complète, vous pouvez visionnez la vidéo ci-dessous.

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