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Démolir pour le plaisir

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Il ne peut faire autrement : sa porte est scellée. Une modification parmi tant d’autres apportée à son véhicule. Tout ça, non pas dans le but d’être le plus rapide, mais bien de détruire le plus d’adversaires possible. Littéralement.

Francis participe cette année à son dixième Derby de démolition de Saint-Chrysostome, un événement où des chars se rentrent dedans comme aux autos-tamponneuses. Les pilotes se disputent la victoire lors de courses qui durent environ une quinzaine de minutes dans un petit quadrilatère d’asphalte situé sur un terrain de la municipalité.

Comme dans Hunger Games, le dernier survivant l’emporte. Sauf qu’à Saint-Chrysostome, les perdants ne meurent pas et se blessent rarement. Seules pertes : plusieurs véhicules rendent l’âme et sont enterrés dans une «cour à scrap».

L’édition 2018 se tient sur deux jours et réunit 225 bolides. Francis s’exécute le dimanche, dans la catégorie Pick-up (il y a sept catégories). Ce deuxième jour de compétition est réservé aux gagnants des années précédentes. Il faut donc avoir triomphé au moins une fois à Saint-Chrysostome pour s’élancer le dimanche.

Bien avant sa course, Francis a travaillé pendant de nombreuses heures dans son garage, sous les néons. «Souvent, on achète un pick-up, mais la mécanique ne fonctionne pas. Il y a beaucoup de temps à mettre dessus. On parle de 150 à 200 heures», explique-t-il.

Cette année, celui qu’on surnomme Frank «The Tank» a par contre accordé moins de temps à sa passion qu’il le faisait dans le passé. C’est que Francis est nouvellement papa. Il a donc repris un bolide utilisé l’an dernier pour pouvoir être plus souvent aux côtés de sa petite fille.

Mais le derby, ce n’est pas juste une question de temps, ça nécessite aussi un investissement financier. Francis a déboursé 3000 $ pour pouvoir revamper son pick-up. Il a lui-même installé les pièces et apporté les ajustements requis. «Il faut que tu fasses ça toi-même. Tu ne peux pas amener ça au garage, ça va te coûter une somme astronomique», confirme celui qui est mécanicien industriel de profession.

En ce jour de course, Francis paraît calme. Il a l’habitude. C’est un vétéran du derby. Il réussit à bien cacher sa nervosité. «Après toutes les années, tu sais à quoi t’attendre, donc c’est un stress qui est tolérable», avoue-t-il.

On se rend avec lui au site du derby. Il devra patienter durant cinq courses avant de s’installer sur la ligne de départ et tenter de réaliser son seul objectif : gagner. Pour voir le résultat de la compétition et en apprendre plus sur Francis, cliquez sur la vidéo ci-dessous.

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