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À un cheveu du bonheur

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Il n’y a pas de statistiques précises sur la calvitie, mais en fouillant un peu, on apprend que le phénomène touchera une majorité d’hommes au cours de sa vie. Rien de tragique, un problème plutôt banal même. Mais pas pour moi.

La calvitie s’est invitée dans ma vie au début de la trentaine. En fait, je l’ai découvert publiquement, en visionnant une entrevue que j’avais accordée à Mario Dumont, qui animait alors une émission d’affaires publiques à la défunte station TQS. Les caméras perchées en hauteur du studio avaient exposé une réalité qui m’échappait jusqu’alors: une tonsure d’environ 10 centimètres de diamètre sur le dessus du coco.

J’ai aussitôt entrepris de masquer le problème avec des casquettes, tuques et autres solutions temporaires. Même si ma calvitie était alors hautement superficielle dans le grand ordre des choses, c’était un petit drame dans ma vie.

J’ai porté les cheveux très longs et on m’a maintes fois complimenté pour mes cheveux dans le passé. Une coiffeuse avait même déjà carrément refusé de me couper les cheveux lorsque je m’étais présenté dans son salon sur un coup de tête dans la jeune vingtaine. Sans farce là.

Bref, tout ça pour vous expliquer quel rapport j’entreprenais avec la calvitie lorsque le projet de me faire greffer des cheveux est apparu il y a quelques mois. Une clinique de chirurgie esthétique montréalaise dirigée par le docteur Yves Hébert cherchait une façon de parler de son fameux système ARTAS, une méthode de greffe robotisée apparemment hautement révolutionnaire. Une collègue m’a alors proposé de me faire opérer, histoire de voir comment ça marche. J’étais le cobaye parfait. Mais attention, faut être nanti pour avoir ce privilège, puisque l’intervention vaut environ 10 000 dollars. J’ai exposé le projet à la clinique. Par souci de transparence, j’ai reçu gratuitement l’intervention, mais la clinique n’avait aucun droit de regard sur le reportage et j’ai spécifié d”emblée que l’opération ne serait qu’un segment d’un documentaire plus général sur la calvitie. Mon rôle de cobaye m’aura plutôt permis de rencontrer des gens atteints de calvitie, des femmes même, en plus d’explorer ce tabou physique chez les hommes.

Vous vous demandez si l’opération a fonctionné? Pour avoir la réponse, allez voir notre reportage ci-bas.

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